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Bernard Clavel est né le 29 mai 1923 à Lons-le-Saunier, Il quitte l’école à quatorze ans pour entrer en apprentissage chez un pâtissier de Dole.
Du fournil à l’usine de lunettes, du vignoble à la forêt, de la baraque de lutte à l’atelier de reliure, de la Sécurité sociale à la presse écrite et parlée, il connaîtra bien des métiers qui constituent « ses universités », un peu comme London ou Gorki.
Sans aide, sans conseiller, sans véritable maître, il peint et écrit dès l’adolescence, jusqu'à ce que René Julliard publie L’Ouvrier de la nuit, en 1956. Encouragé dès lors par Reverzy, Lanoux, Bachelard, Gabriel Marcel, Hervé Bazin, Marcel Aymé et quelques autres écrivains, il poursuit une œuvre qui s’impose peu à peu. En quarante ans, il publie près de quatre-vingt-dix livres, traduits dans une vingtaine de pays. Certains de ses romans connaissent des tirages qui atteignent plusieurs millions d’exemplaires pour la seule langue française.
Bernard Clavel a reçu plus de 20 prix littéraires dont le prix Goncourt pour Les Fruits de l’hiver, les Grand Prix de la Ville-de-Paris et de la Ville de Bordeaux pour l’ensemble de son œuvre, le prix des Maisons de la Presse…
Élu à l’académie Goncourt en 1971 au couvert de Jean Giono, il démissionne en 1977, trop pris par l’écriture pour consacrer tant de temps à la lecture, et plus à l’aise dans les grands espaces que dans les salons où se nouent les intrigues.
Le cinéma et la télévision ont largement puisé dans son œuvre. Enseignants et universitaires sont nombreux à se pencher sur ses contes et poèmes pour enfants, mais aussi sur ses romans qui passionnent les adolescents tout autant que les adultes.


Dans l'un de ses romans, l'Espagnol, il évoque le vin jaune de son Jura natal. Pablo, réfugié républicain espagnol décide de s’arrêter quelques semaines dans le village de Château Chalon pour faire les vendanges à l’automne 1939.
Après une première journée de travail éprouvante, Pablo déjà épuisé par sa fuite hors d’Espagne est prêt à s’effondrer. Le vigneron, sort alors une bouteille de 1923 et la débouche
En voici un extrait :

« Pablo n’avait ni soif ni envie de boire du vin mais il lui semblait que quelque chose de grave se passait. Le silence de la cave ou sonnait chaque parole et chaque pas ; les soin qu’apportait le patron à verser le vin »… « Le parfum, c’était la première chose qui avait intrigué Pablo mais il s’était demandé d’où il venait. Ca ne sentait pas le vin. C’était une odeur curieuse qu’il n’avait encore jamais perçue »… « Vue à travers le vin, l’ampoule était un gros soleil doré comme celui qui s’était couché tout à l’heure au fin fond de la plaine »…. »...« Pablo avait maintenant dans la bouche ce gout étrange du vin qui venait longtemps après. … Un gout très chaud, un peu comme celui de la buée qui monte de la terre rouge quand on l’arrose en plein midi. Un peu aussi, mais très peu, celui de la poudre brulée ».

L’espagnol » de Bernard Clavel Editions J’ai lu.
Site : http://www.bernard-clavel.com




Publié le 25/05/2012


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