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> Un petit tour chez Bacchus


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce jeudi 13 juin, je retrouve Claude Luzet, avec lequel j’avais travaillé autrefois dans le cadre d’une démarche qualité à l’IGN à Vincennes. Claude était responsable de ce projet et nous avons collaboré épisodiquement et amicalement durant quelques années. Entre autres multiples occupations (il est désormais à la retraite), il organise des randos pour ses collègues géographes, en retraite également. Et c’est à l’occasion d’une semaine de trek en Franche Comté qu’il eut l’idée de proposer à son équipe une journée de repos consacrée à l’œnologie et à la gastronomie jurassienne. En ce qui concerne cette première thématique, impossible de ne pas emmener des parisiens découvrir le caveau et les produits de notre grand maitre Lucien Aviet dit Bacchus.

C’est ainsi que nous avions rendez-vous ce jour-là vers 11 heures à Montigny les Arsures. M. Bacchus nous attendait de pied ferme et nous a invité à prendre place dans son domaine. Mais plutôt que de me fatiguer à raconter cette matinée, je vais laisser la parole à un membre du groupe qui a pris quelques notes à cette occasion.

Voici son texte sans retouche bien entendu

« Journée dite de repos, donc ne « comté » pas sur moi pour un « comté-rendu »…

Roulant raisonnablement à « quatre-vins » plutôt qu’à « sans-vin » comme Martine, notre cher Patou nous gratifie en apéro d’un grand verre d’eau aux sources du Lison avant de s’asseoir au Caveau de Bacchus, avec Michel du même nom, chez le truculent viticulteur Lucien Aviet (de père en fils) à MontIgny-lès-Arsure. Et je vous Arsure qu’il assure le Lulu ! D’ailleurs nous étions treize autour de la table que j’ai même vue tourner, introduits par Yvon Mougin et son épouse Isabelle, grand Maître du Tastevin jaune et ancien conseiller en audit-Qualité à l’IGN, toujours en contact avec notre Lulu, gentil organisateur du séjour (repos compris). « Trousseau pour les géologues, Poulsard et Chardonnay pour les docteurs, au Caveau de Bacchus la mélancolie n’est pas de mise » d’après Gault & Millau. « Tous les hommes naissent libres et égaux en droit de boire Melon, Ploussard, Trousseau et Savagnin ». Multi-médaillé aux concours généraux agricoles et sélectionné dans le guide des meilleurs Vins de France de la revue éponyme, le bonhomme nous en fait voir/boire de toutes les couleurs : du Melon à queue rouge au Vin Jaune, nec plus ultra des vins d’Arbois, au pays de Pasteur ! Après moult emplettes auprès de la femme de son fils Vincent, d’une efficacité redoutable (surtout par rapport à l’aubergiste suisse du mardi), nous nous dirigeons prudemment vers le Grand Hôtel des Bains – heureusement voisin- de Salins-les-Bains. Nous y sommes d’une sobriété exemplaire à l’ombre de la terrasse tout en faisant honneur à la terrine au marc de Bourgogne, au coq au Vin Jaune et au framboisier-maison. La visite qui suit dans les entrailles de la Saline classée au Patrimoine mondial de l’UNESCO depuis dix ans exactement (2009/2019), nous apprend, à nous IGN, ce qu’est le sel IGNIGÈNE et que « le sale air salé de la Saline mérite salaire » (formule à méditer au frais car plus profonde qu’il n’y paraît) tout en nous protégeant du soleil aveuglant qui resplendit injustement sur fond de ciel tout bleu en ce seul jour de la semaine sans rando… A la sortie, nous effectuons cependant une petite grimpette jusqu’à l’église haut-perchée de Sainte Anatoile (sic), histoire de se faire une toile et d’avoir un point de vue élevé sur la cité thermale, son moderne et métallique (hic) casino contigu à son dôme polychrome typiquement bourguignon-franc-comtois. Sur la route du retour, il ne reste plus qu’à passer dans une fruitière puis une fromagerie (je ris aussi) afin que cette histoire vous soit « comté », morbleu, pardon, morbier ! »

En guise de conclusion, une petite anecdote à propos des Trousseau de M. Bacchus

Il y a deux ans, j’ai ouvert et bu avec mon épouse et ma fille (pour son 21ème anniversaire) une bouteille de Trousseau de 1998. Inutile de dire, mais je le dis quand même, que ce vin était fabuleux. Qui osera affirmer que les rouges du Jura ne sont pas des vins de garde ? Hein ? Qui ?

 


Publié le 25/07/2019


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