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> La découverte du domaine Schoenheitz à Wihr-au-Val en Alsace


Ce dimanche 26 avril dernier, comme chaque printemps, nous sortons des frontières de la Franche Comté pour découvrir une région viticole et un vigneron cultivant l’authenticité et l’excellence. Cette année, c’est l’Alsace qui fut la destinée de notre choix. J’avais demandé conseil à un ami Marc Linz, Alsacien et féru de vin, et il nous a conduit à Wihr-au-Val aux portes de la vallée de Munster chez Dominique et Henri Schoenheitz qui ont, comme l’indique leur plaquette, le gout des choses bien faites. Les Schoenheitz travaillent sur une quinzaine d’hectares une gamme de vins alsaciens selon une viticulture durable et respectueuse de l’environnement : pratiques minimisant la pollution des eaux, de l’air et du sol pour en favoriser l’équilibre à long terme, entretien des paysages viticoles, prise en compte de l’impact carbone. En période de vendange, cela se traduit aussi par une grande pédagogie auprès de l’équipe : choix de la bonne maturité, tri du raisin à la parcelle, etc.

Les coteaux de Wihr-au-Val s’élèvent jusqu’à 500 mètres d’altitude sous une exposition sud/sud-ouest et les sols granitique ainsi que les conditions extrêmes de culture de la vigne sur ces contreforts des Vosges permettent l’expression pure et subtile des cépages alsaciens.

Nous étions une douzaine de consœurs et de confrères à nous rejoindre au domaine vers 10h30 et c’est Dominique Schoeneitz qui nous a reçus et fourni les explication sur le domaine et les produits.

Nous avons visité le chais de vinification et ensuite bien entendu nous avons dégusté quelques-uns de leurs produits. Nous avons commencé par un Crémant blanc de blanc brut, élaboré selon la méthode dite « traditionnelle » histoire de se faire un palais puis nous avons enchainé avec un Pinot Noir Saint Grégoire 2013. Le choix de ce vin rouge en début de dégustation était guidé par le fait qu’il ne pouvait arriver après les mythiques vendanges tardives. Ce Pinot Noir, charnu aux saveurs de petits fruits rouges, fait partie des vins de la catégorie « Les Exclusifs », tous issus de « lieux-dits » qui sont des parcelles parmi les plus âgées et travaillées à la manière des grands crus pour que la vigne cherche dans le sol granitique l’expression du terroir.

Nous avons découvert ensuite un Riesling Herrenben 2011, sec minéral et montrant un bel équilibre entre gras et fraicheur, qui lui aussi fait partie des « Exclusifs » du domaine.

Pour la suite, Mme Schoenheitz nous a servi un Pinot Gris Holder 2012 (un « Exclusif » également) doux et délicieusement fruité lequel a précédé un Gewurztraminer Linsenberg 2011 doux et fin aux délicates notes florales de pétales de rose, choisi bien entendu dans la gamme des « Exclusifs ».

Et nous avons terminé en beauté avec un « Mythique » Riesling Herrenben vendanges tardives dense, doux et épicé qui nous a ravi. Nous avons tous été éblouis par la qualité des vins dégustés ce qui prouve, s’il le fallait une fois de plus, que la passion alliée au travail et à l’amour de la vigne peut produire des vins d’exception.

Nous avons quitté le domaine après la photo traditionnelle et après avoir rempli les coffres de voiture de quelques-uns de ces excellents vins bien après 13 heures pour rejoindre notre auberge du Buchwald située sur le massif du petit ballon d’Alsace à 1050 mètre d’altitude. Le patron était prévenu de notre retard et cela l’arrangeait un peu car son restaurant était bondé et un décalage de service était le bienvenu.

Nous avions prévu de faire un repas marcaire, menu que nous avons découvert pour l’occasion.

Autrefois, pendant que le marcaire (fermier ou ouvrier s’occupant des vaches) surveillait son troupeau, les pommes de terre (marcaires) mijotaient à feu doux. A son retour, ces pommes de terre, qui constituaient la base du repas avec le fromage, étaient prêtes. Aujourd’hui, le fameux repas marcaire est devenu le menu traditionnel servi dans les fermes-auberges des Hautes-Vosges. Il se compose d’un potage ou d’une tourte de la vallée, de viande de porc fumée accompagnée des « roïgabrageldi » (pommes de terre en lamelles cuites pendant 2 à 3 heures dans le beurre fermier avec des oignons et du lard), de fromage de Munster (ou de Bargkas) et d’un dessert (fromage blanc fermier arrosé au kirsch ou tarte maison aux myrtilles ou à la rhubarbe).

Ces agapes se sont terminées vers 16h30 et notre souhait initial de faire une petite balade d’après-midi s’est estompé. Les chaussures de marche sont restées dans les coffres des voitures et nous nous sommes séparés pour le retour au bercail.

 


Publié le 01/05/2015


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